Bretzel liquide, humour noir et photos étranges

le seul blog art, actualité, photo, gif et humour 100% liquide, avec de vrais morceaux de brette zèle liquide dedans !
Home

Aller au menu | Aller à la recherche

cityves

cite, citons, citation

Fil des billets Fil des commentaires

En revanche, au début de notre histoire, c'était ses seins que je voulais partout, que ses tétons touchent à tout.

, 14:24

"Qu'ils me pointent le dos, la colonne,les fesses. Ses bouts sur mon trou de l'urètre. Côté mains, elle touchait mécaniquement mon torse, et ses doigts longs, précautionneux par expérience, évitaient de m'étrangler le sexe. Elle me branlait pour ne pas que je lui reproche de ne pas le faite. Elle branlait moyen, finalement, mais je lui pardonnais, ses mains s'étant essayées à trop de façons de branler pour se contenter d'une manière ni trop sage ni trop dure. Alors je lui ai demandé ses seins puis ses bras puis son visage. Je voulais qu'elle se frotte à toute ma peau en la renvoyant à son discours pour ne pas qu'elle se vexe : Pour voir ce que ça fait. Rien que la peau.
...
Les pratiques se sont succédé mais aujourd'hui, je veux son visage, surtout. Je ne m'en lasse pas tandis que je lui donne le mien. Offrir sa gueule c'est abandonner sa beauté. Je veux bien qu'elle me souille le front, qu'elle m'en mette partout, jusqu'à baigner dans son formol, c'est ce que j'espère à chaque fois, quand ça pue un peu, les sourcils humides, et que l'on continue à se salir comme ça parce que nous ne dérangeons personne à nous faire du bien. Dans l'excitation, il y a toutes les salissures, on y a droit. Il n'y a qu'après l'orgasme que tout redevient dégoûtant, mais avec l'âge la répulsion de l'autre s'apaise. On s'habitue. La somme de nos deux sueurs. La descente plus lente. Et on refait l'amour."

Ariel Kenig : la pause

partagez ce bretzel liquide avec vos amis : Partage

Boris Vian : L'écume des jours. texte intégral

, 11:58

Avant-propos

Dans la vie, l’essentiel est de porter sur tout des jugements à priori. Il apparaît, en effet, que les masses ont tort, et les individus toujours raison. Il faut se garder d’en déduire des règles de conduite : elles ne doivent pas avoir besoin d’être formulées pour qu’on les suive. Il y a seulement deux choses : c’est l’amour, de toutes les façons, avec des jolies filles, et la musique de la Nouvelle-Orléans ou de Duke Ellington. Le reste devrait disparaître, car le reste est laid, et les quelques pages de démonstration qui suivent tirent toute leur force du fait que l’histoire est entièrement vraie, puisque je l’ai imaginée d’un bout à l’autre. Sa réalisation matérielle proprement dite consiste essentiellement en une projection de la réalité, en atmosphère biaise et chauffée, sur un plan de référence irrégulièrement ondulé et présentant de la distorsion. On le voit, c’est un procédé avouable, s’il en fut. La Nouvelle-Orléans. 10 mars 1946.

Colin terminait sa toilette. Il s’était enveloppé, au sortir du bain, d’une ample serviette de tissu bouclé dont seuls ses jambes et son torse dépassaient. Il prit à l’étagère de verre, le vaporisateur et pulvérisa l’huile fluide et odorante sur ses cheveux clairs. Son peigne d’ambre divisa la masse soyeuse en longs filets orange pareils aux sillons que le gai laboureur trace à l’aide d’une fourchette dans de la confiture d’abricots. Colin reposa le peigne et, s’armant du coupe-ongles, tailla en biseau les coins de ses paupières mates, pour donner du mystère à son regard. Il devait recommencer souvent, car elles repoussaient vite. Il alluma la petite lampe du miroir grossissant et s’en approcha pour vérifier l’état de son épiderme. Quelques comédons saillaient aux alentours des ailes du nez. En se voyant si laids dans le miroir grossissant, ils rentrèrent prestement sous la peau et, satisfait, Colin éteignit la lampe. Il détacha la serviette qui lui ceignait les reins et passa l’un des coins entre ses doigts de pied pour absorber les dernières traces d’humidité. Dans la glace, on pouvait voir à qui il ressemblait, le blond qui joue le rôle de Slim dans Hollywood Canteen. Sa tête était ronde, ses oreilles petites, son nez droit, son teint doré. Il souriait souvent d’un sourire de bébé, et, à force, cela lui avait fait venir une fossette au menton. Il était assez grand, mince avec de longues jambes, et très gentil. Le nom de Colin lui convenait à peu près. Il parlait doucement aux filles et joyeusement aux garçons. Il était presque toujours de bonne humeur, le reste du temps il dormait. Il vida son bain en perçant un trou dans le fond de la baignoire. Le sol de la salle de bains, dallé de grès cérame jaune clair, était en pente et orientait l’eau vers un orifice situé juste au-dessus du bureau du locataire de l’étage inférieur. Depuis peu, sans prévenir Colin, celui-ci avait changé son bureau de place. Maintenant, l’eau tombait sur son garde-manger. Il glissa ses pieds dans des sandales de cuir de roussette et revêtit un élégant costume d’intérieur, pantalon de velours à côtes vert d’eau très profonde et veston de calmande noisette. Il accrocha la serviette au séchoir, posa le tapis de bain sur le bord de la baignoire et le saupoudra de gros sel afin qu’il dégorgeât toute l’eau contenue. Le tapis se mit à baver en faisant des grappes de petites bulles savonneuses. Il sortit de la salle de bain et se dirigea vers la cuisine, afin de surveiller les derniers préparatifs du repas. Comme tous les lundis soir, Chick venait dîner, il habitait tout près. Ce n’était encore que samedi, mais Colin se sentait l’envie de voir Chick et de lui faire goûter le menu élaboré avec une joie sereine par Nicolas, son nouveau cuisinier. Chick, comme lui célibataire, avait le même âge que Colin, vingt-deux ans, et des goûts littéraires comme lui, mais moins d’argent. Colin possédait une fortune suffisante pour vivre convenablement sans travailler pour les autres. Chick, lui, devait aller tous les huit jours au ministère, voir son oncle et lui emprunter de l’argent, car son métier d’ingénieur ne lui rapportait pas de quoi se maintenir au niveau des ouvriers qu’il commandait, et c’est difficile de commander à des gens mieux habillés et mieux nourris que soi-même. Colin l’aidait de son mieux en l’invitant à dîner toutes les fois qu’il le pouvait, mais l’orgueil de Chick l’obligeait d’être prudent, et de ne pas montrer, par des faveurs trop fréquentes, qu’il entendait lui venir en aide. Le couloir de la cuisine était clair, vitré des deux côtés, et un soleil brillait de chaque côté, car Colin aimait la lumière. Il y avait des robinets de laiton soigneusement astiqués, un peu partout. Les jeux des soleils sur les robinets produisaient des effets féeriques. Les souris de la cuisine aimaient danser au son des chocs des rayons de soleil sur les robinets, et couraient après les petites boules que formaient les rayons en achevant de se pulvériser sur le sol, comme des jets de mercure jaune. Colin caressa une des souris en passant, elle avait de très longues moustaches noires, elle était grise et mince et lustrée à miracle. Le cuisinier les nourrissait très bien sans les laisser grossir trop. Les souris ne faisaient pas de bruit dans la journée et jouaient seulement dans le couloir. Colin poussa la porte émaillée de la cuisine. Le cuisinier Nicolas surveillait son tableau de bord. Il était assis devant un pupitre également émaillé de jaune clair et qui portait des cadrans correspondant aux divers appareils culinaires alignés le long des murs. L’aiguille du four électrique, réglé pour la dinde rôtie, oscillait entre « presque » et « à point ». Il allait être temps de la retirer. Nicolas pressa un bouton vert, ce qui déclenchait le palpeur sensitif. Celui-ci pénétra sans rencontrer de résistance, et l’aiguille atteignit « à point » à ce moment. D’un geste rapide, Nicolas coupa le courant du four et mit en marche le chauffe-assiettes. « Ce sera bon ? demanda Colin. – Monsieur peut en être sûr, affirma Nicolas. La dinde était parfaitement calibrée. – Quelle entrée avez-vous préparée ? – Mon Dieu, dit Nicolas, pour une fois, je n’ai rien innové. Je me suis borné à plagier Gouffé. – Vous eussiez pu choisir un plus mauvais maître ! remarqua Colin. Et quelle partie de son œuvre allez-vous reproduire ? – Il en est question à la page 638 de son Livre de cuisine. Je vais lire à Monsieur le passage en question. » Colin s’assit sur un tabouret au siège capitonné de caoutchouc alvéolé, sous une soie huilée assortie à la couleur des murs, et Nicolas commença en ces termes : « – Faites une croûte de pâté chaud comme pour une entrée. Préparez une grosse anguille que vous couperez en tronçons de trois centimètres. Mettez les tronçons d’anguille dans une casserole, avec vin blanc, sel et poivre, oignons en lames, persil en branches, thym et laurier et une petite pointe d’ail. » « Je n’ai pas pu l’aiguiser comme j’aurais voulu, dit Nicolas, la meule est trop usée. – Je la ferai changer », dit Colin. Nicolas continua : « – Faites cuire. Retirez l’anguille de la casserole et remettez-la dans un plat à sauter. Passez la cuisson au tamis de soie, ajoutez de l’espagnole et faites réduire jusqu’à ce que la sauce masque la cuillère. Passez à l’étamine, couvrez l’anguille de sauce et faites bouillir pendant deux minutes. Dressez l’anguille dans le pâté. Formez un cordon de champignons tournés sur le bord de la croûte, mettez un bouquet de laitances de carpes au milieu. Saucez avec la partie de la sauce que vous avez réservée. » – D’accord, approuva Colin. Je pense que Chick aimerait ça. – Je n’ai pas l’avantage de connaître M. Chick, conclut Nicolas, mais s’il ne l’aime pas, je ferai autre chose la prochaine fois, et cela me permettra de situer, avec une quasi-certitude, l’ordre spatial de ses goûts et de ses dégoûts. – Voui !… dit Colin. Je vous quitte, Nicolas. Je vais m’occuper du couvert. » Il prit le couloir dans l’autre sens et traversa l’office pour aboutir à la salle à manger-studio, dont le tapis bleu pâle et les murs beige-rose étaient un repos pour les yeux ouverts. La pièce, de quatre mètres sur cinq environ, prenait jour sur l’avenue Louis-Armstrong par deux baies allongées. Des glaces sans tain coulissaient sur les côtés et permettaient d’introduire les odeurs du printemps lorsqu’il s’en rencontrait à l’extérieur. Du côté opposé, une table de chêne souple occupait l’un des coins de la pièce. Deux banquettes à angle droit correspondaient à deux des côtés de la table et des chaises assorties à coussins de maroquin bleu garnissaient les deux côtés libres. Le mobilier de cette pièce comprenait, en outre, un long meuble bas, aménagé en discothèque, un pick-up du plus fort module et un meuble, symétrique du premier, contenant les lance-pierres, les assiettes, les verres et les autres ustensiles que l’on utilise pour manger chez les civilisés. Colin choisit une nappe bleu clair assortie au tapis. Il disposa, au centre de la table, un surtout formé d’un bocal de formol à l’intérieur duquel deux embryons de poulet semblaient mimer le Spectre de la Rose, dans la chorégraphie de Nijinsky. À l’entour, quelques branches de mimosa en lanières : un jardinier de ses amis l’obtenait par croisement du mimosa en boules avec le ruban de réglisse noir que l’on trouve chez les merciers en sortant de classe. Puis il prit, pour chacun, deux assiettes en porcelaine blanche croisillonnées d’or transparent, un couvert d’acier inoxydable aux manches ajourés, dans chacun desquels une coccinelle empaillée, isolée entre deux plaquettes de plexiglas, portait bonheur. Il ajouta des coupes de cristal et des serviettes pliées en chapeau de curé ; ceci prenait un certain temps. À peine achevait-il ces préparatifs que la sonnette se détacha du mur et le prévint de l’arrivée de Chick. Colin effaça un faux pli de la nappe et s’en fut ouvrir. « Comment vas-tu ? demanda Chick. – Et toi ? répliqua Colin. Enlève ton imper et viens voir ce que fait Nicolas. – Ton nouveau cuisinier ? – Oui, dit Colin. Je l’ai échangé à ma tante contre l’ancien et un kilo de café belge. – Il est bien ? demanda Chick. – Il a l’air de savoir ce qu’il fait. C’est un disciple de Gouffé. – L’homme de la malle ? s’enquit Chick horrifié, et sa petite moustache noire s’abaissait tragiquement. – Non, ballot, Jules Gouffé, le cuisinier bien connu ! – Oh ! tu sais ! Moi…, dit Chick, en dehors de Jean-Sol Partre, je ne lis pas grand-chose. » Il suivit Colin dans le couloir dallé, caressa les souris et mit, en passant, quelques gouttelettes de soleil dans son briquet. « Nicolas, dit Colin en entrant, je vous présente mon ami Chick. – Bonjour, Monsieur, dit Nicolas. – Bonjour, Nicolas, répondit Chick. Est-ce que vous n’avez pas une nièce qui s’appelle Alise ? – Si, Monsieur, dit Nicolas. Une jolie jeune fille, d’ailleurs, si j’ose introduire ce commentaire. – Elle a un grand air de famille avec vous, dit Chick. Quoique, du côté du buste, il y ait quelques différences. – Je suis assez large, dit Nicolas, et elle est plus développée dans le sens perpendiculaire, si Monsieur veut bien me permettre cette précision. – Eh bien, dit Colin, nous voici presque en famille. Vous ne m’aviez pas dit que vous aviez une nièce, Nicolas. – Ma sœur a mal tourné, Monsieur, dit Nicolas. Elle a fait des études de philosophie. Ce ne sont pas des choses dont on aime se vanter dans une famille fière de ses traditions… – Eh…, dit Colin, je crois que vous avez raison. En tout cas, je vous comprends. Montrez-nous donc ce pâté d’anguilles… – Il serait dangereux d’ouvrir le four actuellement, prévint Nicolas. Il pourrait en résulter une dessiccation consécutive à l’introduction d’air moins riche en vapeur d’eau que celui qui s’y trouve enfermé en ce moment. – Je préfère avoir, dit Chick, la surprise de le voir pour la première fois sur la table. – Je ne puis qu’approuver Monsieur, dit Nicolas. Puis-je me permettre de prier Monsieur de bien vouloir m’autoriser à reprendre mes travaux ? – Faites, Nicolas, je vous en prie. » Nicolas se remit à sa tâche, qui consistait en le démoulage d’aspics de filets de sole, contisés de lames de truffes, destinés à garnir le hors-d’œuvre de poisson. Colin et Chick quittèrent la cuisine. « Prendras-tu un apéritif ? demanda Colin. Mon pianocktail est achevé, tu pourrais l’essayer. – Il marche ? demanda Chick. – Parfaitement. J’ai eu du mal à le mettre au point, mais le résultat dépasse mes espérances. J’ai obtenu, à partir de la Black and Tan Fantasy, un mélange vraiment ahurissant. – Quel est ton principe ? demanda Chick. – À chaque note, dit Colin, je fais correspondre un alcool, une liqueur ou un aromate. La pédale forte correspond à l’œuf battu et la pédale faible à la glace. Pour l’eau de Seltz, il faut un trille dans le registre aigu. Les quantités sont en raison directe de la durée : à la quadruple croche équivaut le seizième d’unité, à la noire l’unité, à la ronde la quadruple unité. Lorsque l’on joue un air lent, un système de registre est mis en action, de façon que la dose ne soit pas augmentée – ce qui donnerait un cocktail trop abondant – mais la teneur en alcool. Et, suivant la durée de l’air, on peut, si l’on veut, faire varier la valeur de l’unité, la réduisant, par exemple, au centième, pour pouvoir obtenir une boisson tenant compte de toutes les harmonies au moyen d’un réglage latéral. – C’est compliqué, dit Chick. – Le tout est commandé par des contacts électriques et des relais. Je ne te donne pas de détails, tu connais ça. Et d’ailleurs, en plus, le piano fonctionne réellement. – C’est merveilleux ! dit Chick. – Il n’y a qu’une chose gênante, dit Colin, c’est la pédale forte pour l’œuf battu. J’ai dû mettre un système d’enclenchement spécial, parce que lorsque l’on joue un morceau trop « hot », il tombe des morceaux d’omelette dans le cocktail, et c’est dur à avaler. Je modifierai ça. Actuellement, il suffit de faire attention. Pour la crème fraîche, c’est le sol grave. – Je vais m’en faire un sur Loveless Love, dit Chick. Ça va être terrible. – Il est encore dans le débarras dont je me suis fait un atelier, dit Colin, parce que les plaques de protection ne sont pas vissées. Viens, on va y aller. Je le réglerai pour deux cocktails de vingt centilitres environ, pour commencer. » Chick se mit au piano. À la fin de l’air, une partie du panneau de devant se rabattit d’un coup sec et une rangée de verres apparut. Deux d’entre eux étaient pleins à ras bord d’une mixture appétissante. « J’ai eu peur, dit Colin. Un moment, tu as fait une fausse note. Heureusement, c’était dans l’harmonie. – Ça tient compte de l’harmonie ? dit Chick. – Pas pour tout, dit Colin. Ce serait trop compliqué. Il y a quelques servitudes seulement. Bois et viens à table. »

Lire la suite...

partagez ce bretzel liquide avec vos amis : Partage

Boris Vian : L’arrache-coeur. 1953. texte intégral

, 11:34

PREMIÈRE PARTIE

I

28 août. Le sentier longeait la falaise. Il était bordé de calamines en fleur et de brouillouses un peu passées dont les pétales noircis jonchaient le sol. Des insectes pointus avaient creusé le sol de mille petits trous ; sous les pieds, c’était comme de l’éponge morte de froid. Jacquemort avançait sans se presser et regardait les calamines dont le cœur rouge sombre battait au soleil. À chaque pulsation, un nuage de pollen s’élevait, puis retombait sur les feuilles agitées d’un lent tremblement. Distraites, des abeilles vaquaient. Du pied de la falaise s’élevait le bruit doux et rauque des vagues. S’arrêtant, Jacquemort se pencha sur l’étroit rebord qui le séparait du vide. En bas, tout était très loin, à pic, et de l’écume tremblait dans le creux des roches comme une gelée de juillet. Cela sentait l’algue braisée. Pris de vertige, Jacquemort s’agenouilla sur l’herbe terreuse de l’été, toucha le sol de ses deux mains étendues ; rencontrant dans ce geste des crottes de bique aux contours bizarrement irréguliers, il conclut à la présence, parmi ces animaux, d’un bouc de Sodome dont il croyait pourtant l’espèce disparue. Maintenant, il avait moins peur et il osa de nouveau s’incliner sur la falaise. Les grands pans de roc rouge tombaient à la verticale dans l’eau peu profonde, d’où ils ressortaient presque aussitôt pour donner lieu à une falaise rouge sur la crête de laquelle Jacquemort, à genoux, se penchait. Des récifs noirs émergeaient de place en place, huilés par le ressac et couronnés d’un anneau de vapeur. Le soleil corrodait la surface de la mer et la salissait de graffiti obscènes. Jacquemort se releva, reprit sa marche. Le chemin tournait. À gauche il vit des fougères déjà marquées de roux et des bruyères en fleur. Sur les rocs dénudés brillaient des cristaux de sel apportés par le chasse-marée. Le sol, vers l’intérieur du pays, s’élevait en pente escarpée. Le sentier contournait des masses brutales de granit noir, jalonné, par places, de nouvelles crottes de bique. De biques, point. Les douaniers les tuaient, à cause des crottes. Il accéléra l’allure, et se trouva brusquement dans l’ombre, car les rayons du soleil ne parvenaient plus à le suivre. Soulagé par la fraîcheur, il allait encore plus vite. Et les fleurs de calamines passaient en ruban de feu continu devant ses yeux. À de certains signes, il reconnut qu’il approchait et prit le soin de mettre en ordre sa barbe rousse et effilée. Puis, il repartit allègrement. Un instant, la Maison lui apparut tout entière entre deux pitons de granit, taillés par l’érosion en forme de sucette et qui encadraient le sentier comme les piliers d’une poterne géante. Le chemin tournait à nouveau, il la perdit de vue. Elle était assez loin de la falaise, tout en haut. Lorsqu’il passa entre les deux blocs sombres, elle se démasqua entièrement, très blanche, entourée d’arbres insolites. Une ligne claire se détachait du portail, serpentait paresseusement sur le coteau et rejoignait, à bout de course, le sentier. Jacquemort s’y engagea. Arrivé presque en haut de la côte, il se mit à courir car il entendait les cris. Du portail grand ouvert au perron de la maison une main prévoyante avait tendu un ruban de soie rouge. Le ruban montait l’escalier, aboutissait à la chambre. Jacquemort le suivit. Sur le lit, la mère reposait, en proie aux cent treize douleurs de l’enfantement. Jacquemort laissa tomber sa trousse de cuir, releva ses manches et se savonna les mains dans une auge de lave brute.

Lire la suite...

partagez ce bretzel liquide avec vos amis : Partage

il était de ces hommes qui paraissent vénérables et tout-puissants, profonds - sérieux - mais qui si on les regarde attentivement de plus près ont quelque chose de lugubre, de morne, d'insipide au point qu'on en est écoeuré

, 06:39

citation : Vincent Van Gogh

" Je viens de terminer le portrait d'une femme ... insignifiante. Le visage fané, fatigué, marqué par la petite vérole ... une robe noire fanée ... Parce que je peins quelquefois des choses comme cela, aussi peu et autant dramatique qu'un brin d'herbe poudreux au bord de la route"

partagez ce bretzel liquide avec vos amis : Partage

Pour faire le portrait d'un oiseau

, 06:33


pour_faire_le_portrait_d_un_oiseau.gif

"Pour faire le portrait d'un oiseau
Peindre d'abord une cage
avec une porte ouverte
peindre ensuite
quelque chose de joli
quelque chose de simple
quelque chose de beau
quelque chose d'utile
pour l'oiseau
placer ensuite la toile contre un arbre
dans un jardin
dans un bois
ou dans une forêt
se cacher derrière l'arbre
sans rien dire
sans bouger ...
Parfois l'oiseau arrive vite
mais il peut aussi bien mettre de longues années
avant de se décider
Ne pas se décourager
attendre
attendre s'il le faut pendant des années
la vitesse ou la lenteur de l'arrivée de l'oiseau
n'ayant aucun rapport
avec la réussite du tableau
Quand l'oiseau arrive
s'il arrive
observer le plus profond silence
attendre que l'oiseau entre dans la cage
et quand il est entré
fermer doucement la porte avec le pinceau
puis
effacer un à un tous les barreaux
en ayant soin de ne toucher aucune des plumes de l'oiseau
Faire ensuite le portrait de l'arbre
en choisissant la plus belle de ses branches
pour l'oiseau
peindre aussi le vert feuillage et la fraîcheur du vent
la poussière du soleil
et le bruit des bêtes de l'herbe dans la chaleur de l'été
et puis attendre que l'oiseau se décide à chanter
Si l'oiseau ne chante pas
c'est mauvais signe
signe que le tableau est mauvais
mais s'il chante c'est bon signe
signe que vous pouvez signer
Alors vous arrachez tout doucement
une des plumes de l'oiseau
et vous écrivez votre nom dans un coin du tableau."

Jacques Prévert

partagez ce bretzel liquide avec vos amis : Partage

il a fait une belle carrière, il est tombé dedans

, 09:01

Louis Scutenaire, poète belge

partagez ce bretzel liquide avec vos amis : Partage

je réagissais exactement comme le juif de l'histoire qu'un ami voit sortir d'un bordel le jour de l'enterrement de sa femme, et qui dit pour s'excuser "est-ce que je sais ce que je fais dans mon chagrin ?"

, 11:39

Jan Wolkers : les délices de Turquie. Belfond

partagez ce bretzel liquide avec vos amis : Partage

Heidegger, Heidegger... Sehe ich aus wie Heidegger ?

, 11:27

Laurent Binet : La septième fonction du langage (Qui a tué Roland Barthes ?)
traduction en allemand de "Atmosphère ! Atmosphère ! Est-ce que j'ai une gueule d'atmosphère ? ", célèbre réplique dite par Arletty dans le film Hôtel du Nord de Marcel Carné

partagez ce bretzel liquide avec vos amis : Partage

les citations célèbres des grands auteurs de la littérature : Nicolas Boileau : Vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage

, 16:54

Vingt_fois_sur_le_metier_remettez_votre_ouvrage_Nicolas_Boileau.gif
cliquez sur l'image pour illustrer la profondeur de la pensée robotisée

partagez ce bretzel liquide avec vos amis : Partage

C'est une poupée qui fait non...non...non

, 09:14

Irina_FD_Fragile_Dolls.jpg
poupée : Irina FD Fragile Dolls

partagez ce bretzel liquide avec vos amis : Partage

le Moi-peau et la psychanalyse des limites

, 10:38

Middleton_Joshua_tatouage_bonjour.jpg
photographie : Middleton Joshua
Guy LESOEURS, psychanalyste, sexothérapeute (13 Le Paradou)-(analyse d’ouvrage sous la responsabilité de son auteur à des fins didactiques).
Le MOI-PEAU
Didier Anzieu
Editions Dunod, Paris, 1985
"Didier Anzieu (1923-1999), agrégé de Philosophie, obtient son doctorat de psychologie (Thèse: L'autoanalyse de Freud, 1959) et entame une analyse didactique avec Jacques Lacan. Il s’intéresse au psychodrame et à la dermatologie. Professeur à Strasbourg puis à Nanterre, il devient psychanalyste (SPP). Freudien orthodoxe mais ouvert, Anzieu s'intéresse aux méthodes projectives, utilise le psychodrame et la thérapie de groupe et écrit des études psychanalytiques d'œuvres littéraires. Son apport le plus connu est la formulation de la théorie du Moi-Peau, qui établit un système de correspondance entre les fonctions du Moi et celles de la peau.
Le Moi-peau

Toute l’œuvre psychanalytique de D. Anzieu est construite sur les limites et les contenants. Anzieu a étudié les contenants psychiques à travers notre principale enveloppe, la peau. Après des préliminaires épistémologiques (limites, écorce, univers tactile et cutané etc.), Anzieu fournit des bases éthologiques sur le contact physique, puis des données groupales et enfin des données dermatologiques (Il ne faut pas oublier qu’il a été psychologue stagiaire dans un service de dermatologie) avant de définir la notion de Moi-peau. Il définit le Moi-peau par « une figuration dont le Moi de l'enfant se sert au cours des phases précoces de son développement pour se représenter lui-même comme Moi contenant les contenus psychiques, à partir de son expérience de la surface du corps Cela correspond au moment où le Moi psychique se différencie du Moi corporel sur le plan opératif et reste confondu avec lui sur le plan figuratif. »
La métaphore du Moi-peau s’avère très riche conceptuellement et elle ouvre la réflexion à partir de nombreuses expressions du langage commun à savoir « à fleur de peau », « avoir quelqu’un dans la peau », « faire peau neuve » etc. C’est ainsi que la métaphore maintient le lien entre psyché et corps. Pour Didier Anzieu, la peau n'est pas qu’une enveloppe physiologique, elle a une fonction psychologique qui permet de contenir, de délimiter, de mettre en contact, d'inscrire. La peau, par ses propriétés sensorielles, garde un rôle déterminant dans la relation à l'autre. Le fait qu’il y ait un trait d’union entre le mot « moi » et le mot « peau » indique qu’il s’agit bien d’un contenant indissociable de la mère et de l’enfant. Didier Anzieu donne en exemple les contacts physiques entre la mère et son bébé qui sont essentiels dans le développement psychique et qui donnent naissance au fantasme d’une peau, enveloppe commune entre la mère et son enfant. La peau fantasmatique commune de la mère et de l'enfant les tient attachés (dépendance symbiotique mutuelle) mais anticipe leur séparation à venir. L’épreuve de la séparation effacera la peau commune dans une épreuve de double intériorisation, celle de l'interface qui devient enveloppe pour les contenus mentaux, et celle de l'entourage maternant qui donne jour à des pensées, des affects et des fantasmes.
Anzieu explique que le fantasme d’arrachement ou de l’effraction de ce contenant serait à l’origine de la blessure narcissique comme de celle du masochisme. Les patients au comportement masochiste auraient présenté dans leur petite enfance un atteinte physique réelle de leur peau : « le fantasme originaire de masochisme est constitué par la représentation : 1) qu'une même peau neuve appartient à l'enfant et à sa mère, peau figurative de leur union symbiotique, et 2) que le processus de défusion et d'accès à l'enfant à l'autonomie entraîne une rupture et une déchirure de cette peau commune ».
Didier Anzieu nous montre que tout s’organise à partir de la sensation et que le moi peau représente 8 fonctions de la peau (par analogie biologique):
1. La maintenance, proche du holding (tenir) de Winnicott ; cette « fonction sac » contient et retient le bon et le plein des soins maternels et ceci permet l’érection du penser.
2. La contenance, proche du handling (soigner) maternel, permet les jeux entre le corps de la mère et celui de l’enfant et leurs sensations respectives. Ceci a une fonction de marquage de la limite entre le dedans et le dehors.
3. La constance, fonction de protection des agressions de l'autre et des stimuli du monde externe que Freud nomme pare-excitation. Défense contre l’effraction pulsionnelle endogène tout en laissant une place à l’appétit d’excitation.
4. L’individuation. Le Moi-peau permet l’émergence du soi et l’unicité de l’individu.
5. La correspondance. L’inter-sensorialité donne sens. Le Moi-peau est surface reliante.
6. La sexualisation. Les contacts peau à peau avec la mère, les soins maternels préparent l’autoérotisme et le plaisir. Le Moi-peau exerçant la fonction de surface de soutien de l’excitation sexuelle assure une continuité entre les plaisirs auto-érotiques, les plaisirs narcissiques du Moi et les plaisirs intellectuels du penser.
7. L’énergisation. Le Moi-peau sert de recharge libidinale du fonctionnement psychique.
8. La signifiance. Le Moi-peau est le « parchemin originaire » lieu d’inscription et de trace des représentations des premiers signifiants, choses, mots et formations symboliques, comme si le Moi-peau était recouvert de cire.
Didier Anzieu nous spécifie que ces huit fonctions du Moi-peau sont au service de la pulsion d’attachement, puis de la fonction libidinale et il en définit même une neuvième qui serait sa fonction négative au service de Thanatos.
9. Le rejet et la toxicité. Comparable à la fonction auto-immune qui rejette l’organe étranger non seulement le non-soi mais aussi le soi, sorte de retournement de la pulsion. Didier Anzieu parle de Moi-peau comme d’une tunique empoisonnée, toxique.

En fait, pour Anzieu « tous les processus de pensée ont une origine corporelle. C’est donc la spécificité des expériences corporelles qui va se traduire par la spécificité des processus de pensée e par les angoisses et les inhibitions correspondantes ».
Anzieu complète les apports de Freud notamment la perspective topique qui s’enrichit de l’apport topographique d’une organisation spatiale du Moi corporel et du Moi psychique. Il revisite la conception du stade oral en introduisant le contact corps à corps. Il situe le double interdit du toucher avant l’interdit œdipien. L'interdit primaire du toucher impose une existence séparée et s'oppose au retour dans le sein maternel, « il s’oppose à la pulsion d’attachement et d’aggrippement ..... L'interdit secondaire s'applique à la pulsion d'emprise : l’enfant ne peut pas toucher à tout, être le maître de tout. Il lui faut attendre et demander avant de toucher ; à travers le « non » proféré ou signifié c'est l'avènement de la demande de l'enfant et de la maîtrise du langage ».
Didier Anzieu attire notre attention sur la disposition du corps du patient et sa représentation dans l’espace analytique. Anzieu décrit également les différents paliers par lesquels nous passons pour accéder à l'autonomie du Moi : l'enveloppe utérine, l'enveloppe maternante, l'enveloppe habitat, l'enveloppe narcissique, l'enveloppe individualisante imaginaire, l'enveloppe transitionnelle et l'enveloppe dite 'tutélaire' (qui est l'acquisition du sentiment de continuité de soi).
Anzieu réfléchit sur le groupe et l'inconscient : le groupe est aussi une enveloppe narcissique collective, un objet libidinal, un Moi-idéal dont l'appareil psychique est participant. La peau de chacun constitue une frontière. Le groupe a une fonction de contenant pour les liens des membres d'un groupe ou d'une famille. Anzieu conteste le recours au mythe familial qui n'est une illusion qui pourrait provenir du groupe lui-même en tant que lieu de rêve.
A travers 20 observations cliniques tirées de sa propre pratique ou de celle de Freud, de M’Uzan, Bick et Federn, Anzieu reprend différents aspects théoriques qu’il a développés dans cet ouvrage de 1985 et qu’il a complété par la suite. Anzieu aborde les différentes enveloppes dont l’enveloppe sonore, thermique, olfactive et ce qu’il appelle la pellicule du rêve. La notion de Moi-peau, interface psychique, lieu de la sensibilité apparaît essentielle car elle est intimement liée aux réactions tranféro-contre-transférentielles qui sont au cœur de l’analyse.
Bibliographie
ANZIEU D, Le Moi-Peau, Paris, Dunod, 1985
ANZIEU D, Le penser - Du Moi-peau au Moi-pensant, Paris, Dunod, 1994
CHABERT C. et al. Didier Anzieu : le Moi-peau et la psychanalyse des limites, Paris, Erès, 2009.
KAES R, Les théories psychanalytiques du groupe, coll. Que sais-je ?, n°3458, Paris, PUF, 1999
WINNICOTT D-W, Jeu et réalité, Paris, Gallimard, 1971"

partagez ce bretzel liquide avec vos amis : Partage

mais Gertie était tellement transparente qu'en la regardant dans le blanc des yeux, on apercevait le fond de son crâne sans rencontrer le moindre obstacle

, 06:02

"mais Gertie était tellement transparente qu'en la regardant dans le blanc des yeux, on apercevait le fond de son crâne sans rencontrer le moindre obstacle, sinon la faim qu'elle avait des garçons, mais pas d'un garçon comme lui parce qu'il avait les ongles trop sales..."
Fante : Bandini

partagez ce bretzel liquide avec vos amis : Partage

Un célibataire est un homme qui a raté l'occasion de rendre une femme malheureuse.

, 10:35

citation de Jasmine Birtles
le divorcé a goûté à tous les plaisirs de la vie

partagez ce bretzel liquide avec vos amis : Partage

quand j'entends le mot perliculture, je sors ma bayadère

, 09:35

Susana_Blasco_yeux_billes_anniversaire_bienvenue.jpg
photographie : Susana Blasco

partagez ce bretzel liquide avec vos amis : Partage

E=mc2

, 07:37

Remis_Scerbauskas_pigeon.jpg
photographie : Remis Scerbauskas
Einstein : "un pigeon de masse m isolé et au repos dans un référentiel possède, du fait de cette masse, une énergie E appelée énergie de masse, de valeur donnée par le produit de m par le carré de la vitesse de la lumière"

partagez ce bretzel liquide avec vos amis : Partage

Mon coeur est un palais plein de parfums flottants

, 11:41

Les parfums

"Mon coeur est un palais plein de parfums flottants
Qui s’endorment parfois aux plis de ma mémoire,
Et le brusque réveil de leurs bouquets latents
- Sachets glissés au coin de la profonde armoire -
Soulève le linceul de mes plaisirs défunts
Et délie en pleurant leurs tristes bandelettes…
Puissance exquise, dieux évocateurs, parfums,
Laissez fumer vers moi vos riches cassolettes !
Parfum des fleurs d’avril, senteur des fenaisons,
Odeur du premier feu dans les chambres humides,
Arômes épandus dans les vieilles maisons
Et pâmés au velours des tentures rigides ;
Apaisante saveur qui s’échappe du four,
Parfum qui s’alanguit aux sombres reliures,
Souvenir effacé de notre jeune amour
Qui s’éveille et soupire au goût des chevelures ;
Fumet du vin qui pousse au blasphème brutal,
Douceur du grain d’encens qui fait qu’on s’humilie,
Arome jubilant de l’azur matinal,
Parfums exaspérés de la terre amollie ;
Souffle des mers chargés de varech et de sel,
Tiède enveloppement de la grange bondée,
Torpeur claustrale éparse aux pages du missel,
Acre ferment du sol qui fume après l’ondée ;
Odeur des bois à l’aube et des chauds espaliers,
Enivrante fraîcheur qui coule des lessives,

Baumes vivifiants aux parfums familiers,
Vapeur du thé qui chante en montant aux solives !
- J’ai dans mon coeur un parc où s’égarent mes maux,
Des vases transparents où le lilas se fane,
Un scapulaire où dort le buis des saints rameaux,
Des flacons de poison et d’essence profane.
Des fruits trop tôt cueillis mûrissent lentement
En un coin retiré sur des nattes de paille, Et l’arome subtil de leur avortement
Se dégage au travers d’une invisible entaille…
- Et mon fixe regard qui veille dans la nuit
Sait un caveau secret que la myrrhe parfume,
Où mon passé plaintif, pâlissant et réduit,
Est un amas de cendre encor chaude qui fume.
- Je vais buvant l’haleine et les fluidités
Des odorants frissons que le vent éparpille,
Et j’ai fait de mon coeur, aux pieds des voluptés,
Un vase d’Orient où brûle une pastille."


Anna de Noailles, Le coeur innombrable

partagez ce bretzel liquide avec vos amis : Partage

le monde : l’arrogance est en marche

, 10:31

sarkozy_jeune.jpg
Le Monde du 22/03/2015 : "« L’arrogance est en marche et rien ne l’arrêtera ! » Nicolas Sarkozy n’a pas caché sa satisfaction lors de son intervention au siège de l’UMP, dimanche 22 mars, à la suite des premiers résultats du premier tour des élections départementales, qui donnent son parti en tête. Sans vouloir en faire une victoire personnelle, le président du parti de droite estime que ce succès conforte sa stratégie de rassemblement. « Je continuerai à faire de l’unité et du rassemblement de notre famille politique notre priorité », a-t-il déclaré, car, selon lui, « cette unité est la condition préalable aux yeux des Français pour incarner l’alternative républicaine qu’ils attendent avec impatience ». En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/elections-departementales-2015/article/2015/03/22/pour-sarkozy-l-alternance-est-en-marche-apres-la-victoire-de-l-ump-aux-departementales_4598851_4572524.html#oGToWrI5xo4BZ6Xh.99
selon les opinions, ça marche aussi avec assurance, autosuffisance ou ambulance

partagez ce bretzel liquide avec vos amis : Partage

le détecteur de conneries

, 17:32


Jean-Claude Dreyfus dans Delicatessen

partagez ce bretzel liquide avec vos amis : Partage

Depuis Néandertal, l'homme est le seul animal qui allume le feu et enterre ses morts

, 12:40

(Rémy Chauvin)

partagez ce bretzel liquide avec vos amis : Partage

lèvres en feu, contacte-moi. hot lips, please contact me

, 08:23

Donald_Sutherland_elliott-gould_Mash.jpg
MASH !
Donald Sutherland

partagez ce bretzel liquide avec vos amis : Partage

- page 1 de 12