Tartaufle : (tar-tô-fl'), s. f. Nom vulgaire de la pomme de terre.
emotyves
Des mots que j'aime, rares ou non, lexicophilyves. Petit précis de vocabulaire intime
samedi 18 décembre 2010
Immanité
Par yves brette le samedi 18 décembre 2010, 07:19
Immanité : (i-mma-ni-té), n. f. Cruauté monstrueuse. L'immanité de Néron.
Imboire
Par yves brette le samedi 18 décembre 2010, 07:17
Imboire : (in-boi-r'), v. t. 1° Humecter de. Imboire un corps d'un liquide. Fig. On l'a imbu de ce principe 2° S'imboire, v. pr. Devenir imbu.
Immarcescible
Par yves brette le samedi 18 décembre 2010, 07:15
Immarcescible : (i-mmar-sè-ssi-bl'), adj. Terme didactique. Qui ne peut se flétrir
dimanche 5 décembre 2010
INCUCURBITATION
Par yves brette le dimanche 5 décembre 2010, 07:50
INCUCURBITATION in-ku-kur-bi-ta-sion s. f.
Tranformation en citrouille, traduction de l'Apocoloquintose, titre d'un pamphlet de Sénèque, DIDER. Cl. et Nér. II, 90.
INCUBITATION
Par yves brette le dimanche 5 décembre 2010, 07:48
INCUBITATION in-ku-bi-ta-sion s. f.
Mot forgé par Brillat-Savarin pour exprimer la manière romaine de se coucher à table, dans les repas, en s'appuyant sur le coude. ♦ Physiquement envisagée, l'incubitation exige un certain déploiement de forces pour garder l'équilibre, BRILLAT-SAVARIN, Physiol. du goût, Méd. XXVII
ÉTYMOLOGIE
Lat. in, sur, et cubitus, coude (voy. ⤷COUDE).
INCUBE
Par yves brette le dimanche 5 décembre 2010, 07:46
INCUBE in-ku-b' s. m.
Espèce de démon qu'on croyait prendre un corps pour jouir des plaisirs de l'amour avec une femme endormie ou transportée au sabbat ; il est opposé à succube. Robert le Diable, selon la tradition suivie par Scribe, était fils d'un incube et de la femme d'un duc de Normandie. ♦ Y a-t-il eu des incubes et des succubes ? tous nos savants jurisconsultes démonographes admettaient également les uns et les autres, VOLT., Dict. phil. incubes.
HISTORIQUE
XVIe s. ♦ Incubes, ce sont demons qui se transforment en guise d'hommes, et ont copulation avec les femmes sorcieres, PARÉ, XIX, 29 ♦ Les medecins tiennent que incubus est un mal où la personne pense estre opprimée et suffoquée de quelque pesante charge sur son corps. et vient principalement la nuit : le vulgaire dit que c'est une vieille qui charge et comprime le corps, le vulgaire l'appelle chauche-poulet, PARÉ, XIX, 33
ÉTYMOLOGIE
Lat. incubus, cauchemar, de in.... 2, et cubare, être couché.
SUCCUBE su-kku-b' s. m.
Démon qui, suivant l'opinion populaire, prend la forme d'une femme pour avoir commerce avec un homme.
ÉTYMOLOGIE
Lat. succuba, de sub, sous, et cubare, coucher.
VALÉTUDINAIRE
Par yves brette le dimanche 5 décembre 2010, 06:48
VALÉTUDINAIRE va-lé-tu-di-nê-r' adj.
Qui est souvent malade. ♦ Personnes studieuses.... mornes et valétudinaires, G. NAUDÉ, Apologie, p. 60 ♦ Je me donnerai l'honneur de vous dire comme j'ai mis mon prisonnier le masque de fer, qui est toujours valétudinaire à son ordinaire, dans l'une des deux nouvelles prisons, Saint-Mars, à Louvois, 8 janv. 1688, dans TOPIN, le Correspondant, 25 juin 1870, p. 283 ♦ On lui dit à un antiquaire que le roi jouit d'une santé parfaite ; et il se souvient que Thetmosis, un roi d'Égypte, était valétudinaire, et qu'il tenait cette complexion de son aïeul Alipharmutosis, LA BRUY., XI ♦ Il était Sénèque âgé d'environ quarante ans, sage, prudent et valétudinaire, DIDER., Cl. et Nér. I, 22
Substantivement. Les convalescents et les valétudinaires.
SYNONYME
VALÉTUDINAIRE, MALADIF. Une personne valétudinaire est une personne dont la santé est ou chancelante, ou délicate, ou souvent altérée par différentes maladies qui lui arrivent par intervalles ; elle est d'une santé chancelante. Une personne maladive est sujette à être souvent malade, non par la délicatesse de sa constitution, mais par quelque affection particulière, par un principe morbifique dont elle est affectée.
ÉTYMOLOGIE
Lat. valetudinarius, malade, de valetudo, santé, qui vient de valere, être fort (voy. ⤷VALOIR). Valetudo, qui signifie santé, prit le sens de mauvaise santé, d'où valetudinarius.
VITULAIRE
Par yves brette le dimanche 5 décembre 2010, 06:46
VITULAIRE vi-tu-lê-r' adj.
Qui appartient au veau.
Fièvre vitulaire, réunion de symptômes qui surviennent chez la vache après la mise bas, et ont de l'analogie avec la fièvre puerpérale de la femme.
ÉTYMOLOGIE
Lat. vitulus, veau.
VOLUPTUAIRE
Par yves brette le dimanche 5 décembre 2010, 06:44
VOLUPTUAIRE vo-lu-ptu-ê-r' adj.
Terme de droit. Il se dit des dépenses consacrées aux constructions, aux embellissements de luxe ou de fantaisie. ♦ Si le vendeur avait vendu de mauvaise foi le fonds d'autrui, il sera obligé de rembourser à l'acquéreur toutes les dépenses, même voluptuaires ou d'agrément, que celui-ci aura faites au fonds, Code civ. art. 1635
HISTORIQUE
XVIe s. ♦ Rembourcer la moitié de toutes les impenses, encore qu'elles fussent utiles seulement ou voluptuaires, Coust. gén. t. I, p. 488 ♦ Actes lubriques et voluptuaires, PASQUIER, Ménophile, p. 71, dans LACURNE
ÉTYMOLOGIE
Lat. voluptuaris, de voluptas, volupté.
SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE
VOLUPTUAIRE. Ajoutez :
2° Qui ne se fait que pour le plaisir. ♦ Les lieutenants de louveterie ne peuvent se livrer à une chasse purement voluptuaire, A. ROUSSET, Dict. des forêts, verbo louveterie.
WASTE
Par yves brette le dimanche 5 décembre 2010, 06:31
WASTE oua-st' s. f.
Terrain nu et sans culture. ♦ Avant de pénétrer dans le village, j'ai traversé des wastes ; ce mot s'est trouvé au bout de mon crayon ; il appartenait à notre ancienne langue franque ; il peint mieux l'aspect d'un pays désolé que le mot lande, qui signifie terre, CHATEAUB., Mém. d'outre-tombe (éd. de Bruxelles), t. VI, Weissenstadt, la Voyageuse, etc.
ÉTYMOLOGIE
Angl. waste, terre inculte, de l'anc. franç. guaste, écrit dans la région du nord waste (voy. ⤷GÂTER), et qui a des attaches au germanique wastjan. Notre ancienne langue franque, qui signifie ici l'ancien français, montre que Chateaubriand ignorait complétement les origines de notre idiome. La langue franque est un dialecte germanique qui fut parlé par les Francs en Gaule tant qu'ils ne furent pas assimilés par la population indigène ; mais elle ne fut jamais la langue des Gaules, qui était le latin au moment de l'invasion barbare, et qui devint peu à peu le français.
vendredi 3 décembre 2010
soubrette
Par yves brette le vendredi 3 décembre 2010, 06:41
SOUBRETTE sou-brè-t' s. f.
1° Terme de théâtre. Suivante de comédie. ♦ Les soubrettes sont comme les bigottes, elles font des actions charitables pour se venger, LESAGE, Turcaret, I, 10 ♦ Mlle Camille joue très joliment les soubrettes, VOLT., Lett. Mme du Deffant, 14 févr. 1762 ♦ Vous êtes taillée en soubrette ; vous en avez la figure, le propos, le jeu, le geste ; tenez-vous là, et ne songez point à vous élever davantage, BACHAUM., Mém. secr. 28 sept. 1767
Familièrement et par mépris, femme subalterne et intrigante. Elle fait la dame, et ce n'est qu'une soubrette.
HISTORIQUE
XVIe s. ♦ Soubrette, ruffiannella, OUDIN, Dict.
ÉTYMOLOGIE
Espagn. sobretarde, d'après Ed. Fournier, sur le tard, à la brune, la soubrette étant primitivement la servante entremetteuse qui, vers le soir, allait porter des lettres d'amour.
Le nom de soubrette vient de l'occitan provençal soubreto, affecté. Le terme connaît trois acceptions :
1.une soubrette est une femme de chambre coquette et délurée de comédie (voir Rôles et Emplois au théâtre)
2.dans les milieux BDSM et fétichistes, on désigne par « soubrette » une domestique dont la tenue, volontairement affriolante, se compose généralement de variantes du modèle : gants ou mitaines en satin ou dentelle, coiffe, tablier blanc, mini robe courte et décolleté noir, jupon blanc froufroutant, corset ou porte-jarretelles, bas, talons aiguilles et plumeau, le tout souvent agrémenté d'un collier dit de chien et parfois d'une culotte blanche.
3.équivalent français du mot maid qui est utilisé pour faire référence aux personnes portant un uniforme de domestique, souvent basé sur l’image de la domestique française au Japon. Il s'agit entre autres d'un type de cosplay ainsi que d'une mode présente dans les Maid cafe.
4.en Italien, le terme français soubrette a été récupéré pour désigner dans le langage courant les présentatrices accortes de la télévision italienne, ayant fait leur carrière exclusivement au petit écran, sans passer par le théâtre, et n'ayant pas d'autre talent particulier que celui d'animer une émission de variété. De fait, les premières soubrettes de la télévision italienne provenaient du monde du théâtre et tenaient face à la caméra le même rôle qu'elles avaient sur les planches.
samedi 27 novembre 2010
xenelasie
Par yves brette le samedi 27 novembre 2010, 15:50
XÉNÉLASIE ksé-né-la-zie s. f. Chez les anciens, interdiction faite aux étrangers du séjour d'une ville. ♦ Une des plus célèbres lois attribuées à Lycurgue, un usage du moins dont on ne peut nier l'existence, était celui de la xénélasie ou bannissement des étrangers, LÉVESQUE, Instit. Mém. sc. mor. et pol. t. III, p. 376 ÉTYMOLOGIE Du grec, étranger, et, chasser.
Willis
Par yves brette le samedi 27 novembre 2010, 15:48
WILLIS ouil-lis' s. f. Jeunes filles condamnées, d'après une légende de Bohême, à sortir, après leur mort, du tombeau et à danser toute la nuit.
wiski
Par yves brette le samedi 27 novembre 2010, 15:47
WISKI oui-ski s. m. Cabriolet élevé et léger. ♦ Les rapides wiskis, les magnifiques chars, DELILLE, Jard. II
xylolatre
Par yves brette le samedi 27 novembre 2010, 15:43
XYLOLÂTRE ksi-lo-lâ-tr' s. m. Celui qui adore des idoles de bois. ÉTYMOLOGIE Du grec, bois, et, adorer.
zeophage
Par yves brette le samedi 27 novembre 2010, 15:35
ZÉOPHAGE zé-o-fa-j' adj. Qui mange du maïs, qui se nourrit de maïs. Les populations zéophages. ÉTYMOLOGIE Zéa, et du grec manger.
zist
Par yves brette le samedi 27 novembre 2010, 15:31
ZIST zist' s. m.
Voy. ⤷ZEST.
Quelques-uns appellent zist l'écorce intérieure des oranges ou l'enveloppe blanche qui est au-dessous du zeste.
zouave
Par yves brette le samedi 27 novembre 2010, 15:27
ZOUAVE zou-a-v' s. m.
Soldat d'un corps africain ou en partie africain, au service de la France, depuis la conquête d'Alger ; ce corps se recrute exclusivement aujourd'hui de Français.
ÉTYMOLOGIE
Zouaoua, tribu des Kabyles du Djurdjura, qui a fourni les premiers zouaves.
Zain
Par yves brette le samedi 27 novembre 2010, 07:54
Zain : (zin), adj. m. Cheval zain, celui qui, quelle que soit sa robe, ne présente aucun poil blanc. Ils (les Espagnols) estiment les chevaux zains autant que nous les méprisons, BUFFON.
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