pour me laver la tête des mots vides de Sarkozy, je relis la poésie du Journal d'un manoeuvre, de Thierry Metz :
24 juin. L'architecte est revenu. Je pense à ses plans. Un midi j'ai parcouru le double qui appartient au chef : un vrai livre. Tout est là. Tout ce que nous avons à faire est inscrit là, achevé, fini. On imagine le travail. Mais ce livre est-il complet ? Où sont les exécutants : les équipes, les mots et les gestes ? Qui nous parlera de l'inachevé où nous sommes toujours ?
Le manœuvre n'a que quelques mots pour approcher cela.
Le temps - le travail - nous montre des hommes mais les hommes, eux, ont-ils le temps de nous montrer ce qui a lieu derrière, où tout reste à faire ?
Mot-clé - poème
pour me laver la tête des mots vides de Sarkozy
les parfums ne font pas frissonner sa narine
pour faire le portrait d'un chat
Si toutes les filles du monde se tenaient par la natte
Si toutes les filles du monde se tenaient par la natte, tout autour de la mer elles pourraient faire une ronde
Si tous les gars du monde voulaient bien êtr’marins, ils f’raient avec leurs barques un joli pont sur l’onde
Alors on pourrait faire une ronde autour du monde, si tous les gars du monde voulaient s’donner la main
Extrait de "Ballades françaises", Paul Fort (1872 - 1963) / Nicolas Larriere
tag : tresse, Les Compagnons du chignon
alt : chaîne de femmes tressant chacune la natte de celle assise devant elle
Homme libre, toujours tu chériras la pluie !
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