dimanche 14 novembre 2021 07:29
Mot-clé - poeme
jeudi 11 novembre 2021 12:37
L'ancienne gare de cahors
Voyageuse ! ô cosmopolite ! à présent
Désaffectée, rangée, retirée des affaires.
Un peu en retrait de la voie,
Vieille et rose au milieu des miracles du matin,
Avec ta marquise inutile
Tu étends au soleil des collines ton quai vide
(Ce quai qu'autrefois balayait
La robe d'air tourbillonnant des grands express)
Ton quai silencieux au bord d'une prairie,
Avec les portes toujours fermées de tes salles d'attente,
Dont la chaleur de l'été craquèle les volets...
O gare qui as vu tant d'adieux,
Tant de départs et tant de retours,
Gare, ô double porte ouverte sur l'immensité charmante
De la Terre, où quelque part doit se trouver la joie de Dieu
Comme une chose inattendue, éblouissante;
Désormais tu reposes et tu goûtes les saisons
Qui reviennent portant la brise ou le soleil, et tes pierres
Connaissent l'éclair froid des lézards; et le chatouillement
Des doigts légers du vent dans l'herbe où sont les rails
Rouges et rugueux de rouille,
Est ton seul visiteur.
L'ébranlement des trains ne te caresse plus :
Ils passent loin de toi sans s'arrêter sur ta pelouse,
Et te laissent à ta paix bucolique, ô gare enfin
tranquille
Au cœur frais de la France.
Valery Larbaud
lundi 1 novembre 2021 11:11
Quand le ciment frais et lourd pèse comme une purée froide sous les pneus du motard gémissant en proie aux longs ennuis (Charles Baudelaire : Spleen et moto Idéale)
Charles Baudelaire, Les Fleurs du mal, section « Spleen et moto Idéale »
tag : les vacances de Régis en Asie du sud-est
samedi 9 octobre 2021 09:29
Comme un navire qui s'éveille Au vent du matin, Mon âme rêveuse appareille Pour un ciel lointain
mercredi 22 septembre 2021 14:22
Arthur Rimbaud a 16 ans lorsqu'il écrit Le Dormeur du Val, c'est ce qu'on appelle un poète mineur
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