Bretzel liquide, humour noir et photos étranges

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Ronsard me celebroit du temps que j’estois belle

, 06:33

mort Ronsard me celebroit du temps que j’estois belle.gif

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vacances d'été : Là, tout n'est qu'ordre et beauté, Luxe, calme et tapis bien lissés

, 10:03

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La tempête a béni mes éveils maritimes, Plus léger qu'un bouchon j'ai dansé sur les flots

, 06:20


"Comme je descendais des Fleuves impassibles, Je ne me sentis plus guidé par les haleurs : Des Peaux-Rouges criards les avaient pris pour cibles Les ayant cloués nus aux poteaux de couleurs.

J'étais insoucieux de tous les équipages, Porteur de blés flamands ou de cotons anglais. Quand avec mes haleurs ont fini ces tapages Les Fleuves m'ont laissé descendre où je voulais.

Dans les clapotements furieux des marées Moi l'autre hiver plus sourd que les cerveaux d'enfants, Je courus ! Et les Péninsules démarrées N'ont pas subi tohu-bohus plus triomphants.

La tempête a béni mes éveils maritimes. Plus léger qu'un bouchon j'ai dansé sur les flots Qu'on appelle rouleurs éternels de victimes, Dix nuits, sans regretter l'oeil niais des falots !

Plus douce qu'aux enfants la chair des pommes sures, L'eau verte pénétra ma coque de sapin Et des taches de vins bleus et des vomissures Me lava, dispersant gouvernail et grappin

Et dès lors, je me suis baigné dans le Poème De la Mer, infusé d'astres, et lactescent, Dévorant les azurs verts ; où, flottaison blême Et ravie, un noyé pensif parfois descend ;

Où, teignant tout à coup les bleuités, délires Et rythmes lents sous les rutilements du jour, Plus fortes que l'alcool, plus vastes que nos lyres, Fermentent les rousseurs amères de l'amour !

Je sais les cieux crevant en éclairs, et les trombes Et les ressacs et les courants : Je sais le soir, L'aube exaltée ainsi qu'un peuple de colombes, Et j'ai vu quelque fois ce que l'homme a cru voir !

J'ai vu le soleil bas, taché d'horreurs mystiques, Illuminant de longs figements violets, Pareils à des acteurs de drames très-antiques Les flots roulant au loin leurs frissons de volets !

J'ai rêvé la nuit verte aux neiges éblouies, Baiser montant aux yeux des mers avec lenteurs, La circulation des sèves inouïes, Et l'éveil jaune et bleu des phosphores chanteurs !

J'ai suivi, des mois pleins, pareille aux vacheries Hystériques, la houle à l'assaut des récifs, Sans songer que les pieds lumineux des Maries Pussent forcer le mufle aux Océans poussifs !

J'ai heurté, savez-vous, d'incroyables Florides Mêlant aux fleurs des yeux de panthères à peaux D'hommes ! Des arcs-en-ciel tendus comme des brides Sous l'horizon des mers, à de glauques troupeaux !

J'ai vu fermenter les marais énormes, nasses Où pourrit dans les joncs tout un Léviathan ! Des écroulement d'eau au milieu des bonaces, Et les lointains vers les gouffres cataractant !

Glaciers, soleils d'argent, flots nacreux, cieux de braises ! Échouages hideux au fond des golfes bruns Où les serpents géants dévorés de punaises Choient, des arbres tordus, avec de noirs parfums !

J'aurais voulu montrer aux enfants ces dorades Du flot bleu, ces poissons d'or, ces poissons chantants. - Des écumes de fleurs ont bercé mes dérades Et d'ineffables vents m'ont ailé par instants.

Parfois, martyr lassé des pôles et des zones, La mer dont le sanglot faisait mon roulis doux Montait vers moi ses fleurs d'ombres aux ventouses jaunes Et je restais, ainsi qu'une femme à genoux ...

Presque île, balottant sur mes bords les querelles Et les fientes d'oiseaux clabaudeurs aux yeux blonds Et je voguais, lorsqu'à travers mes liens frêles Des noyés descendaient dormir, à reculons !

Or moi, bateau perdu sous les cheveux des anses, Jeté par l'ouragan dans l'éther sans oiseau, Moi dont les Monitors et les voiliers des Hanses N'auraient pas repêché la carcasse ivre d'eau ;

Libre, fumant, monté de brumes violettes, Moi qui trouais le ciel rougeoyant comme un mur Qui porte, confiture exquise aux bons poètes, Des lichens de soleil et des morves d'azur,

Qui courais, taché de lunules électriques, Planche folle, escorté des hippocampes noirs, Quand les juillets faisaient crouler à coups de triques Les cieux ultramarins aux ardents entonnoirs ;

Moi qui tremblais, sentant geindre à cinquante lieues Le rut des Béhémots et les Maelstroms épais, Fileur éternel des immobilités bleues, Je regrette l'Europe aux anciens parapets !

J'ai vu des archipels sidéraux ! et des îles Dont les cieux délirants sont ouverts au vogueur : - Est-ce en ces nuits sans fond que tu dors et t'exiles, Million d'oiseaux d'or, ô future Vigueur ? -

Mais, vrai, j'ai trop pleuré ! Les Aubes sont navrantes. Toute lune est atroce et tout soleil amer : L'âcre amour m'a gonflé de torpeurs enivrantes. Ô que ma quille éclate ! ô que j'aille à la mer !

Si je désire une eau d'Europe, c'est la flache Noire et froide où vers le crépuscule embaumé Un enfant accroupi plein de tristesses, lâche Un bateau frêle comme un papillon de mai.

Je ne puis plus, baigné de vos langueurs, ô lames, Enlever leur sillage aux porteurs de cotons, Ni traverser l'orgueil des drapeaux et des flammes, Ni nager sous les yeux horribles des pontons."

Arthur Rimbaud : le bateau ivre
tag : bambi

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Gollum : Il est terrible le petit bruit de l’oeuf dur

, 07:07


tag : Prévert

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Là, tout n’est qu’ordre et beauté, Luxe, calme et volupté

, 06:57


Charles Baudelaire
les idées brico-facile de tonton yves (100)

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J’ai cueilli ce brin de bruyère L’automne est morte souviens-t’en Nous ne nous verrons plus sur terre Odeur du temps brin de bruyère Et souviens-toi que je t’attends

, 07:02

Eric Crémer enlève ta culotte.jpg
peintre : Eric Crémer
poème : Apollinaire

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Rappelle-toi Barbara, nous étions heureux comme des porcs ce jour-là

, 11:17


tag : bac français, Jacques Prévert, comme un cochon dans l'eau, j'ai piscine

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L’eau, dans les grands lacs bleus Endormie, Est le miroir des cieux : Mais j’aime mieux les yeux De ma mie

, 09:30

Botticelli Ô ma mie.png
crédits : Botticelli / Théodore de Banville
"L’eau, dans les grands lacs bleus
Endormie,
Est le miroir des cieux :
Mais j’aime mieux les yeux
De ma mie.

Pour que l’ombre parfois
Nous sourie,
Un oiseau chante au bois :
Mais j’aime mieux la voix
De ma mie.

La rosée, à la fleur
Défleurie
Rend sa vive couleur :
Mais j’aime mieux un pleur
De ma mie.

Le temps vient tout briser.
On l’oublie :
Moi, pour le mépriser,
Je ne veux qu’un baiser
De ma mie.

La rose sur le lin
Meurt flétrie ;
J’aime mieux pour coussin
Les lèvres et le sein
De ma mie.

On change tour à tour
De folie :
Moi, jusqu’au dernier jour,
Je m’en tiens à l’amour
De ma mie."

Mars 1845.

Théodore de Banville, Les Stalactites, 1846

tags : pain de mie, oh ma mie blue

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Matin de printemps - Mon ombre aussi Déborde de vie !

, 07:55


Osaka, les cerisiers en fleur
Haïku : Kobayashi Issa

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la fesse est molle, hélas ! Je sens que des oiseaux sont ivres, Perdus, sans mâts, sans mâts, ni fertiles îlots

, 08:52


la fesse molle.gif
Stéphane Mallarmé : Brise Marine

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le printemps des cochons

, 06:50

Bruno Pontiroli cochon pendu le printemps des cochons.jpg
peintre : Bruno Pontiroli
titre original : le cochon pendu

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mes premiers poèmes : le soleil brillait comme un oeuf dans le ciel

, 06:05

Nevado Domingo lever de soleil oeuf dans le ciel.jpg
collage : Nevado Domingo
tag : art alimentaire

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le son du cerf, le soir au fond des bois

, 06:44

Fernando Ramos le cerf au fond des bois.jpg
artiste : Fernando Ramos

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la dormeuse du val

, 06:57

Melissa Ann Pinney la dormeuse du val.jpg
photographe : Melissa Ann Pinney

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Un soldat jeune, bouche ouverte, tête nue, Et la nuque baignant dans le frais lagon bleu, Dort ; il est étendu sur la glace, sous la nue, Pâle dans son lit bleu où la lumière pleut.

, 09:55

Daniel Estrada froid dormir sur la glace.png
photographe : Daniel Estrada
Arthur RIMBAUD (1854-1891) : le dormeur du val

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mes poèmes de l'école primaire : la neige avait recouvert les collines de son blanc manteau

, 07:05

t-shirt la neige avait recouvert les collines de son blanc manteau.jpg

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Rappelle-toi Barbara, Il pleuvait sans cesse sur la forest ce jour-là

, 08:15


Reggiani / Prévert

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Mon enfant, ma sœur, Songe à la douceur D’aller là-bas vivre ensemble ! Aimer à loisir, Aimer et mourir Au pays qui te ressemble !

, 10:29

balançoire voiture.jpg
L’Invitation au Voyage, Charles Baudelaire Liquide
tag : tuning
les idées brico-facile de tonton yves (79)

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le concombre est triste, hélas, et j'ai mangé tous les speculoos

, 08:20

ce midi c'est concombre érotisme.jpg
« Brise Marine » de Mallarmé

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Entre le masque de brume et celui de verdure, voici le moment sublime où la nature se montre davantage que de coutume.

, 07:50

amour de la nature les matins brumeux.jpg
"Ah, la belle ! Regardez son épaule
et cette claire franchise qui ose ...
Bientôt de nouveau elle jouera un rôle
dans la pièce touffue que l'été compose."
Rainer Maria RILKE

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